Pierre Viret nous parle

DSC_9628Sur le monument Viret, rue Pierre Viret, à Lausanne (derrière le Palais de Rumine) :
« Si je dois souhaiter que Dieu soit glorifié entre les hommes, où dois-je désirer qu’il le soit plus et plus tôt qu’au pays de ma naissance? »

La sensibilité musicale de Viret :

« Quel chant pourrions-nous comparer à celui du rossignol? »
« Par la musique, en faisant chanter tout le monde: hommes, femmes et petits enfants, on incite à la dévotion, voire souventes fois à faire tomber les larmes des yeux, quand les chants sont chantés et entendus comme il se doit. »
« Quand les choristes chantent à plusieurs voix, il n’y a pas une seule partie qui ait les notes comme l’autre, mais elles les ont toutes contraires. Les unes montent, les autres descendent ou vont de travers. Elles vont toutes à rebours les unes des autres, mais il en résulte un accord merveilleusement bon et doux. »

Le combat du ministère à Lausanne :

« De mon naturel, j’ai toujours aimé la paix et j’ai toujours eu en horreur toutes les dissensions et troubles. Toutefois la connaissance qu’il a plu à Dieu de me donner de sa Parole, déjà dès ma jeunesse, et l’expérience qui m’a été conjointe à cette connaissance spécialement depuis qu’il lui a plu de m’appeler au ministère de son saint Evangile, m’ont incité davantage à toujours rechercher la paix et concorde et à mieux considérer ce que Jésus-Christ a dit: Bienheureux sont ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés enfants de Dieu. »
« Ma patience, trop longtemps exposée et meurtrie qui, je ne sais comment, a duré jusqu’ici, commence à s’irriter. Une seule chose me réconforte, la paix de la famille, l’affection mutuelle et la concorde avec mes collègues et les professeurs, les progrès de l’école. Si cela me manquait, je ne vivrais plus et il me faudrait aller ailleurs… »
« Ils veulent qu’on leur prêche un Evangile sans repentance et sans amendement. Ils sont contents d’avoir des prêcheurs qui prêchent, pourvu qu’ils ne leur grattent pas les oreilles trop âprement. »

A cinq de ses anciens étudiants emprisonnés à Lyon (ils mourront martyrs) :

« Le Seigneur ne nous abandonnera point. Il pourra bien laisser pour quelque temps affliger son église et lâcher bride aux vents et tempêtes; mais quand il leur fera commandement, il faudra que tout soudain ils cessent. Ne regardez pas les vents, mais Jésus qui est avec nous dans la nacelle. »
« Il ne faut pas douter que Dieu, par sa providence, ne vous ait amenés à ceux qui vous détiennent prisonniers, afin que vous leur fussiez en témoignage pour la vérité, et que vous fussiez leurs juges pour elle, au lieu qu’ils puissent être les vôtres… Recevez donc comme de la main de Dieu tout ce qui vous adviendra, dites toujours avec Job: Le nom de Dieu soit béni!… Dieu sait ce qu’il a à faire de vous, et ce qu’il veut faire. S’il veut être glorifié en votre vie, il est assez puissant pour vous la garder, malgré tous vos ennemis. S’il veut être glorifié par votre mort, votre mort ne vous sera point mort, mais vraie vie. Car vous en avez la promesse de celui qui ne trompe ceux qui s’attendent à lui. »

Source : http://lafree.ch/disciple-du-christ/pierre-viret-reformateur-du-pays-de-vaud-1511-1571

Infos supplémentaires : http://www.pierreviret.com

Une année de festivités